Ingrédients
chania_recipy_fruits.jpgL’une des différences les plus importantes entre l’alimentation crétoise et celle des autres régions méditerranéennes réside dans l’énorme consommation de fruits. Ainsi que le montrent les études de A. Keys (1970) et D. Kromhout (1989), le Crétois mange environ 4 fois plus de fruits que l’habitant des autres régions méditerranéennes et 6 fois plus que celui des pays du Nord (Pays-Bas par exemple).
Les voyageurs européens qui visitèrent l’île au 19ème siècle firent l’éloge de ses oranges. C’était en effet le principal fruit de l’hiver, celui qui ne manquait jamais dans aucun foyer crétois. Comme il ne doit jamais manquer à notre table : c’est ce que nous disent aujourd’hui les nutritionnistes. Les fruits ne doivent jamais jouer un rôle de second plan dans notre alimentation. Ils constituent -l’orange en particulier- une source abondante de vitamine C, de vitamine B12 mais aussi de vitamines (telles que A, C et E) ayant des effets antioxydants -donc anticancéreux-.
En Crète, la culture des fruits est traditionnelle. Les arbres sont partie intégrante de l’environnement de l’île et produisent des fruits savoureux, sans additifs chimiques. Les unités de conditionnement (de jus de fruits et des différents produits dérivant notamment des oranges et des citrons) sont modernes et respectent la spécificité de la matière première. Le raisin, fruit crétois par excellence, est aujourd’hui considéré comme idéal pour garantir un régime alimentaire équilibré.
Les substances contenues dans sa peau sont antioxydantes (et donc anticancéreuses). Ce fruit savoureux renferme une multitude d’oligo-éléments indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Par son parfum et sa saveur, le raisin crétois se distingue de celui des autres régions, même méditerranéennes. Ces dernières années se sont développées des cultures étendues de variétés traditionnelles sans pépins qui peuvent être consommées même par de très jeunes enfants. D’après la mythologie grecque, les oranges étaient le don fait par Gaia (la déesse Terre) aux noces de Zeus et d’Hèra. Ce présent divin gardé, selon la légende, loin des hommes, dans le jardin des Hespérides, est cultivé dans d’assez vastes plaines proches de La Canée. On rencontre également de plus petites orangeraies dans la Messara, ainsi qu’à Fodélé, près d’Héraklion, et dans la province de Mylopotamos.